MÉDIAS

La pédiatrie sociale en communauté
aux portes de la Haute-Yamaska



Publié le 23 février 2016
De gauche à droite, les membres du comité de démarrage: Leilani Piette, avocate, Esther Laframboise, coordonnatrice de l'Espace Familles de Granby et région, Maurice Tremblay, conseiller pédagogique à la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Annie Blanchard, coordonnatrice de Réussir avec PEP, et Véronique Fryer, médecin de famille. Absents de la photo : André Labbé, du Centre jeunesse, Line Lambert, directrice de la Maison des familles de Granby et Lorraine Deschênes, retraitée du CIUSSS de l'Estrie.
Photos par Photo TC Media - Romy Quenneville-Girard



SOCIÉTÉ. Un centre de pédiatrie sociale en communauté pourrait voir le jour en Haute-Yamaska. À l'heure actuelle, un comité de démarrage formé d'une dizaine de membres établit les fondations.

À la suite d'une première rencontre l'automne dernier portant sur la pédiatrie sociale en communauté et organisée par le CIUSSS de l'Estrie-CHUS, des acteurs de différents milieux de l'éducation et de la santé de la région se sont regroupés pour former le comité de démarrage. Devant cette mobilisation, le proverbe africain «il faut tout un village pour élever un enfant» prend tout son sens.

La mission d'un centre de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) est de permettre aux enfants de développer leur plein potentiel dans le respect de la Convention relative aux droits de l'enfant.

L'enfant est, toujours, au cœur des interventions.

L'équipe de démarrage a du pain sur la planche. Dans les prochains mois, elle devra poser les fondements du projet, c'est-à-dire établir un diagnostic du territoire, trouver un leader clinique et acquérir des connaissances en pédiatrie sociale en communauté.

Ensuite, il faudra dresser un plan d'affaires; trouver un local, établir des partenariats avec les institutions en santé de la région, et le nœud de la guerre, trouver du financement. Le budget peut varier entre 52 000 $ et 300 000 $ en fonction des besoins qu'établira le comité de démarrage.

Puis, au bout d'environ huit mois d'efforts, l'heure sera au recrutement du personnel, à la mobilisation des partenaires locaux, à l'aménagement du local et à la signature des papiers officiels.

Si tout va bien, le centre de pédiatrie sociale en communauté de la Haute-Yamaska pourrait ouvrir ses portes à la fin de l'année. Cela dit, le comité ne sait pas encore si un CPSC pourra démarrer, car il reste plusieurs conditions à établir pour l'obtention d'un financement.


Motivation
Leilani Piette, avocate en droit familial et en droit civil, pilote le comité de démarrage.

Lors d'une rencontre organisée dans son bureau de la rue Court à Granby, l'avocate a expliqué ce qui l'a motivé à embarquer dans ce projet.

«C'est un projet très intéressant parce qu'il place l'enfant au cœur de la situation. Je pense que c'est une nouvelle méthode qui n'est pas souvent utilisée […]. Pour moi, c'est vraiment la motivation de faire un virage à 180 degrés de ce qu'on est habitué de voir ou de faire».

Membre du comité de démarrage et coordonnatrice de l'Espace Familles de Granby et région, Esther Laframboise est motivée par l'intelligence collective qui émane du projet. «C'est la mise en commun de l'ensemble de nos expertises pour établir quel est le meilleur moyen de soutenir les enfants qui sont en contexte de vulnérabilité et de défavorisation», élabore-t-elle.

Besoin
Annie Blanchard, coordonnatrice du programme Réussir avec PEP et membre du comité de démarrage croit que l'intégration d'un CPSC en Haute-Yamaska doit se faire dans le respect et la reconnaissance du milieu. «Il y a des organismes qui répondent à certains besoins, mais il y a des trous de service. On devra s'arrimer aux services qui sont déjà bien établis», dit-elle.

Il est clair que la Haute-Yamaska doit avoir son centre de pédiatrie sociale en communauté, soutient Mme Piette. «Définitivement, il y a un diagnostic à faire du territoire et de voir la faisabilité et la nécessité de ce projet, mais c'est clair qu'il y a un besoin», ajoute-t-elle.

La fondatrice et présidente du CPSC de Brome-Missisquoi Main dans la Main, Ysabelle Proulx le confirme. Comme elle est procureure à l'enfant pour le district judiciaire de Bedford, elle pratique autant dans Brome-Missisquoi qu'en Haute-Yamaska. Elle assure que la demande existe dans les deux régions. «C'est une question de structure d'entreprise sociale qui a fait qu'on ne dessert que Brome-Missisquoi […]. J'aurais autant desservi ici que là-bas et c'est un peu déchirant d'ailleurs d'en certains dossiers de ne pas pouvoir offrir ces services-là à mes jeunes clients qui sont ici à Granby, à Waterloo ou à Roxton Pond».

Elle était d'ailleurs de passage au bureau de l'avocate de Granby afin d'outiller et d'éclairer l'équipe de démarrage du CPSC de la Haute-Yamaska.

Faire ses preuves
Selon Esther Laframboise, le nom du Dr Julien, le fondateur de l'approche qu'est la pédiatrie sociale en communauté, résonne favorablement dans l'ensemble de la province.

La preuve. Il y a un an presque jour pour jour, une étude commandée par le Dr Julien concluait que les CPSC contribuent à améliorer le bien-être socioaffectif des familles.

L'étude qui a été réalisée par le Fonds de recherche Société et culture clame également que les CPSC se distinguent des autres organisations du réseau de la santé et des services sociaux parce qu'ils permettent aux enfants de milieu défavorisé un plus grand accès à des diagnostics ou à des services de santé globale.

À ce jour, il existe 12 centres de pédiatrie sociale en communauté au Québec et sept autres sont en voie d'obtenir leur certification.

Romy Quenneville-Girardromy.quenneville-girard@tc.tc
Publié le 24 février 2016
www.granbyexpress.com

Dossier : Dubuc-Marquis contre GM






Suite au décès médiatisé de Monsieur Dany Dubuc-Marquis dans un accident de la route le 22 juin 2013, ses parents, Monsieur Normand Dubuc et Madame Guylaine Marquis, résidents de Granby, viennent de conclure un règlement hors cour avec le fabricant d’automobiles GM par l’intermédiaire de leurs procureurs Gaudet Cabanac Piette Avocats (Me Leilani Piette et Me Julien Cabanac).

L’indemnité payée par GM aux parents de M. Dany Dubuc-Marquis et dont le montant doit rester confidentiel a été accordée sans égard aux circonstances de l’accident.

Ainsi, malgré les conclusions peu explicites de Transport Canada et les déductions trop rapides du coroner quant aux causes de l’accident, les procureurs de Monsieur Dubuc ont négocié avec la multinationale un règlement pleinement satisfaisant. C’est avec soulagement que l’indemnité versée par GM a été reçue, quoique, cela ne ramènera pas leur fils.

Article La Presse
Article Droit-Inc
Article Radio-Canada

Dossier : Transon, Tanguay et Thériault contre GM






Les parents de deux jeunes adultes ayant perdu la vie en 2010 s'en vont en guerre contre le géant de l'automobile General Motors (GM). Représentés par le cabinet granbyen Gaudet Cabanac Piette Avocats, ils mettent en demeure la multinationale de les indemniser, estimant qu'une défectuosité du véhicule connue du fabricant automobile depuis 2001 est à l'origine de la tragédie (...)

- Extrait de l’édition du 8 octobre 2015 de La Voix de l’Est : lire l'article. (photo Alain Dion)

Article Radio-Canada
Article La Presse
Article La Voix de l'Est